Appel des forces syndicales et politiques du Nord-Cotentin : CGT, FSU, LFI, Parti socialiste, Jeunes socialistes, PCF Nord Cotentin, Génération.s, La Commune, La Gauche debout
La République pour quoi faire ?
Le bilan de 10 années de règne de Macron a profondément abîmé notre République: Des cadeaux fiscaux aux ultra-riches qui s’élèvent chaque année à plus de 211 milliards d’euros. Le matraquage des plus vulnérables avec la réforme de l’assurance chômage, la baisse des APL…
La casse des services publics depuis la santé et l’éducation jusqu’aux services de sécurité comme les pompiers ou la police.
Les agents des fonctions publiques territoriales, hospitalières et d’Etat tiennent la République à bout de bras en travaillant continuellement en sous-effectifs. Il est donc inacceptable que des mairies et bâtiments publics soient détruits lors des manifestations. Cela doit être condamné sans réserve. Les élu-e-s municipaux et les agents des villes sont souvent la dernière balise de la République au cœur de la crise.
De la même manière, les commerçants de nos villes sont un des moteurs de l’animation de nos quartiers. Le saccage des boutiques est tout aussi inacceptable et doit être condamné.
Plutôt que de se concentrer sur la protection des bâtiments publics et des manifestant-e-s, la doctrine sécuritaire du gouvernement a ciblé de nombreux manifestant·es pacifiques qui ont été blessé·es, des milliers de manifestant·es ont été nassé·es.
Pour masquer cette faute grave du ministère de l’intérieur, nous dénonçons le fait que le gouvernement ait organisé l’amalgame entre organisations politiques de gauche (notamment LFI) et les destructions de biens publics ou de commerces. Cela amplement relayé par de nombreux médias main stream.
À Cherbourg-en-Cotentin, depuis le début de la mobilisation lycéenne jusqu’au 17 octobre avec les gilets jaunes, les manifestations se sont déroulées avec calme, force et sérénité pour des revendications justes et légitimes. Aucun bâtiment public ou commerce n’a été dégradé. Dans ce contexte local, nous interrogeons la stratégie de maintien de l’ordre mise en place à Cherbourg le 17 octobre en fin de journée qui apparaît déconnectée de la réalité du terrain. Des dizaines de jeunes ont essuyé des tirs de grenades lacrymogènes provoquant des mouvements de foules dangereux au milieu de la circulation.
Les citoyen-ne-s de la République ont le droit à la paix civile. Les citoyen-ne-s de la République ont aussi le droit à la justice sociale. La faillite du président de la République qui n’apporte aucune réponse au mouvement social confine à l’irresponsabilité. Il faut écouter la jeunesse. Il faut répondre à la vie chère. Il faut défendre les services publics. Il faut permettre à chacun-e de vivre dignement de son travail.
Au lendemain de la rencontre de Sébastien Lecornu avec les syndicats et à la veille de son entrevue avec les organisations politiques, nous alertons sur la stratégie du chaos suivie par le gouvernement.
Nous appelons donc les citoyen-ne-s, lycéen-nes, étudiant-e-s, militant-e-s associatifs, syndicaux, politiques, élu-e-s de la République à se rassembler ce mercredi 21 octobre à 17h, esplanade de la laïcité à Cherbourg en Cotentin pour :
– exiger des réponses politiques à nos revendications sociales
– exprimer notre refus de la violence d’Etat qui ne fait que plonger le pays dans une spirale des violences dangereuses pour la République.
– défendre la République
Nous annonçons être en solidarité et aux côtés des futures mobilisations sociales.
Le 21 octobre 1945 fut celui de l’élection de l’assemblée nationale constituante après la nuit de l’occupation nazie. 33 femmes entrèrent dans l’hémicycle de l’assemblée nationale. Ce jour fut celui de la refondation de la République. Nous avons aujourd’hui la responsabilité collective refonder la République sociale, laïque et universelle.
